15 mai 2013

Biolay le Magnifique et Gatsby, un roman américain de Francis Scott Fitzgerald

Puisqu'il faut vraiment de tout pour faire un monde, une dédicace acoustique, prétexte à revoir et réentendre BB. Gatsby est peut-être magnifique, mais (vous avez remarqué qu'on parle toujours de la Première et de la Seconde Guerre Mondiale, supposant au passage que cette dernière restera la dernière, mais qu'on est infoutu de numéroter la Paix Mondiale ; en fait de paix, on est encore loin du chiffre Un) ça commence à taper sur les nerfs, non, cette exploitation de la plus belle littérature par le plus sordide des cinémas. Le... [Lire la suite]

08 mai 2013

Philip K. Dick et le Paradis

Mes machins chinois à la vapeur cuits au micro-ondes et la purée de carottes pareil, je mets la télé parce que, quand même, on se fait chier, et dès les premières secondes du film, commencé depuis un moment, je sais que c'est un Mocky. C'est un grand mystère ce style reconnaissable à la seconde du cinéaste bas de gamme et pas cher. Pas cher, mais on y retrouve, outre les trognes habituelles, Philippe Noiret, qu'il serait malpoli de présenter, Alberto Sordi, Le cheikh blanc pour Fellini, Un bourgeois petit, tout petit pour Monicelli,... [Lire la suite]
06 février 2013

Billet avec et sans parenthèses, dédicacé, mais je ne dirai pas à qui, où il n''est pas question de Young Mister Lincoln de Ford

Pas de musique cette semaine, même si nous avons assisté à une représentation de L'or du Rhin, qu'en dire ? La musique a tourné en rond, sur nos pick-ups toute l'année 2012 et le miracle Django Django, disque solaire, n'a pas tenu ses promesses en concert. Alors, 2012, ça a été Patti Smith, The Kills et Camille, Florent Marchet, voire Lou Reed. Rien de bien nouveau. C'est bien pourquoi, je n'ai pas trouvé utile de faire un bilan musical de cette année plutôt riche, mais sans grande nouveauté (je dirais bien : 2012, découverte de la... [Lire la suite]
30 janvier 2013

Passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre

Zutte, avec tout ça, j'ai raté mon 100.000ème visiteur ! Pourtant, une lectrice fidèle m'avait averti, assortissant son alerte d'un "La vache, ça va se fêter, j'espère !"Donc, oui, euh oui, ça va se fêter, même si c'est derrière nous et je propose ceci : si vous vous reconnaissez comme mon cent-millième visiteur, laissez-moi un commentaire et je vous envoie un cadeau. Cinématographe En présentant mes films de 2012 et les tendances de l'année, j'en ai oublié une. C'est une tendance encore minoritaire, mais qui procède agréablement... [Lire la suite]
21 septembre 2011

Happy birthday M. Leonard Cohen

« ... et je récitai le poème de Ron Padgett intitulé ˝Haiku˝ : ˝Ce fut rapide. / La vie, je veux dire.˝ Ce poème m’avait toujours fait rire de bon cœur mais pas un seul des Cygnes n’émit le plus bref gloussement, le moindre rire. Ma mère eut un sourire triste. Abigail hocha la tête. Les yeux de Peg se voilèrent de souvenirs, devinai-je. Après avoir paru au bord des larmes, Regina  exprima à haute voix l’espoir que je n’avais pas donné ˝ce poème˝ à mes gamines, à quoi je répondis qu’il leur échapperait totalement car à leur... [Lire la suite]
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17 janvier 2011

Lire Salinger, malgré que...

L’attrape-coeurs de J. D. Salinger m'est toujours tombé des mains après 20 ou 30 pages. En d'autres termes, le satané livre me tape sur le système because son parler à la noix et tout. Une difficulté dans la lecture de livres d'origine étrangère est, bien sûr, la traduction. Autant certains traducteurs arrivent à trouver un équilibre, toujours légèrement instable, entre le style de l'auteur et les exigences de la langue d'arrivée, autant, soit parce qu'ils réécrivent, soit parce qu'ils partent de présupposés qui les aveuglent, ils... [Lire la suite]
Posté par Michel Valois à 07:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
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11 janvier 2011

Mes livres 2010 : un palmarès tout en subjectivité

L'exercice du Palmarès annuel peut-il s'exonérer de toute fatuité ? Je ne sais pas, mais il me semble simplement naturel. Ce blog a été conforté, en 2007, dans sa volonté de défendre une certaine culture, contre une culture dominante qui, de Rollex en Fouquets's essaye, depuis trop longtemps, de nous écraser sous le poids de son incommensurable bêtise satisfaite. Ce n'est pas la bêtise qui est condamnable, nous sommes tous le con de quelqu'un, voire de quelques uns, c'est la satisfaction procurée par la... [Lire la suite]
22 décembre 2010

Auggie Wren, New-York, Auster, Keitel, Lou Reed

La photo montre Auggie Wren- Harvey Keitel, le patron de The Brooklyn Cigar Co, un bureau de tabac où tout le quartier se retrouve pour s'épancher, écouter les autres, attendre, prendre un verre et éventuellement acheter des cigarettes ou, encore, montrer comment on peut déterminer avec précision le poids de la fumée. Ce bureau de tabac est le décor presque unique, avec ses dépendances (le boulevard, les rues avoisinantes, un bar ou deux) d'un film pour lequel j'éprouve une affection particulière. Ça s'appelle Smoke, co-réalisé en... [Lire la suite]
29 novembre 2010

Ardoise, Philippe Djian, les auteurs de référence ne peuvent-ils être des femmes ?

"Raymond Carver avait tellement de choses à dire et il s'accordait si peu de mots pour les exprimer. On dirait de l'ivoire. Pour bien comprendre, il faut être en colère, ou profondément amoureux ou malheureux, enfin excité ou électrisé d'une manière ou d'une autre." Cette phrase est, parmi d'autres, sortie du contexte d'Ardoise, le court ouvrage que Philippe Djian a consacré en 2002 aux écrivains qui, entre sa vingtième et sa trentième année, alors que l'envie d'écrire le prit lentement, mais surement, à la gorge, l'ont... [Lire la suite]
Posté par Michel Valois à 22:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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21 novembre 2010

Ma rentrée littéraire # 2 : Just Kids de Patti Smith et autres littératures.

La chanteuse-poètesse, artiste plasticienne américaine Patti Smith (ci-contre le 1er juillet 2010) a reçu récemment l’une des distinctions littéraires les plus prestigieuses des États-Unis, pour son livre Just Kids. On s'en foutrait complètement si un des thèmes de Just Kids n'était la difficulté pour une jeune artiste, un jeune artiste, aux talents qui seront par la suite amplement consacrés, à simplement exister, même dans le New York des années bénies, 60-70 où le fric régnait en maître partout, mais pas en maître de tous. Alors,... [Lire la suite]