04 mai 2014

Les jeux du Hasard et de l'Amour

J'ai eu ce weekend deux films qui m'ont fait me sentir bien, alors que les choses ne m'y conduisaient pas forcément. Night moves de Kelly Reichardt, écolo, pas écolo on ne sait pas, mais flippant, très flippant. La réalisatrice nous avait gatés avec deux longs métrages, Wendy et Lucy en 2008 et l'austère, minimaliste comme on dit, mais passionnant La Dernière Piste (Meek's Cutoff) en 2010. Night moves, c'est une heure cinquante de grand cinéma, plus une minute, soit totalement surprenante, soit un peu inutile, je n'arrive pas... [Lire la suite]
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01 mai 2014

Joli mai, joli muguet.

Il y a un an, j'avais écrit un billet qui commençait comme ça : "Cette année, les divisions syndicales qui me semblent de plus en plus une question de concurrence entre boutiques rivales (ras-le-bol, camarades, vous n'êtes pas à la hauteur des enjeux !), grisaille sociale et politique à l'unisson de la météo, m'ont poussé, à grands coups de pied là, vers une salle de cinéma". Je reprendrais volontiers cette accroche, sauf que le temps vraiment pourri et l'absence de projet m'ont laissé incarcéré chez moi. Où on est venu me faire... [Lire la suite]
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25 avril 2014

Des volcans à Londres et littérature

Quoi de plus précieux qu'un livre ? Deux livres, oui, une rangée de livres dans une bibliothèque etc. Mais n'est-ce pas pareil ? On ne peut pas multiplier, parce qu'on ne peut aller jusqu'au bout de ses lectures. La Grande Faucheuse fauche aussi les ouvrages que nous n'avons pas lus. Je pensais à ça tout à l'heure en prenant une bière au bar du Café Divan, que j'aime notamment parce qu'il laisse libre la vue sur la librairie d'en face que j'aime beaucoup, même si je n'ai pu y trouver le dernier Richard Yates. On ne peut pas tout... [Lire la suite]
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16 avril 2014

Ô Solitude, 366

    Le soleil dans les yeux. Même si c'est une image, le soleil étant trop vaste, les yeux tout petits, justement aujourd'hui. L'idée du soleil qui n'est pas qu'une idée, car ça brouille la vue. Par ce beau temps, je ferais mieux d'aller au cinéma. Vous avez remarqué, dans les films, enfin dans les bons films, le soleil éblouit notre vie. Dans les salles dites obscures, inutile de porter des lunettes noires, Ray Ban trouvées sur un banc un jour comme ça, de soleil, je portais un carton trop grand, trop lourd, elle... [Lire la suite]
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12 avril 2014

Florent Marchet au 104, le 12 avril 2014

Les habitués de ce blog savent que Florent Marchet y est un invité régulier, une sorte d'ami de la famille et ce depuis ses tout débuts, premier album, premiers concerts. Ce musicien nourri de classique est aussi un auteur de textes sombres, parfois désespérés, mais jamais cyniques et dont la noirceur est souvent retenue par l'humour. On a souvent comparé Marchet à Houellebecq, ce qui n'est ni absurde ni sot, mais là où le pessimisme de Houellebecq nous entraîne vers une sorte de farce tragique, l'écrivain semblant s'amuser... [Lire la suite]
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10 avril 2014

Ordinaire...

Ici, je parle de plus en plus de moi. Jusqu'où tenter le narcisse en moi, forcément pervers ? Par exemple.Je n'ai pas changé mes draps depuis un nombre indécent de semaines. Oui mais je suis malade. Oui mais est-ce une raison, quelqu'un ne t'avait-il pas proposé de t'y aider, tant il est vrai, qu'une housse de couette est plus coton à enfiler qu'un préservatif. Autre.A midi-treize heures, j'ai pris plaisir à observer les jolies mains d'une jolie fille massacrer du boudin noir jusqu'à la plus délicieuse abjection. J'adore regarder... [Lire la suite]
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09 avril 2014

Insomnie

Je n'arrive plus à parler de cinéma, si. Tout à l'heure, au P'tit Breguet, à côté de chez moi, je parlais à un ami des Chiens errants, un des derniers films vus, de Tsaï Ming Liang (orthographe non vérifiée) et, en évoquant les invraisemblables deux derniers plans, j'ai failli pleurer, porté par l'émotion. L'émotion, oui, c'est ce qui reste et je n'arrive plus à la traduire en mots écrits. Je peux répéter comme un disque usé, que le cinéma n'a rien à dire et tout à montrer (citant JLG), je me sens démembré quand l'occasion de... [Lire la suite]
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20 mars 2014

Porte d'italiques

Hier j'ai dit Bonjour Madame. Je suis rentré chez moi par la porte, juste quand elle s'est ouverte. Enfin, on l'a ouverte, ma porte ne s'ouvre pas toute seule. J'écris ça parce que ma vie est passionnante, c'est pourquoi je la consigne dans ce blog et, il faut bien qu'une porte soit ouverte ou fermée et non s'ouvre ou se ferme toute seule. C'est embêtant d'ailleurs quand elle se ferme par elle-même, les clés à l'intérieur et moi à l'extérieur. C'est embêtant mais ça met du piment à ma vie qui est déjà bien remplie. Quand je suis... [Lire la suite]
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11 mars 2014

Rentrer. Rentrer chez soi

Il rentre chez lui, un chapeau sur la tête. Pas pour faire le fier, non, c'est un chapeau de fille avec une inscription à l'intérieur qu'il avait oubliée. Ces deux filles en terrasse, c'est tentant de leur demander si je suis totalement ridicule avec ce chapeau-cloche de paille. Mais il ne faut pas poser ce genre de question à deux nanas qui se font une soirée, qui oublient un instant leur appartenance à un mec. Qui se marrent. Belles, mais peut-on le leur reprocher ou les en féliciter. Un pas de plus. Envie d'un repas au resto,... [Lire la suite]
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10 mars 2014

February's Dead Flowers

Elles étaient belles ces fleurs, non ? les dernières de la saison, dont les noms m'échappent comme ce passé qui s'échappe peu à peu comme le parfum d'un baiser enfui à tire d'elle. C'était une journée à tailler la zone, à se casser dehors et à rire bêtement au printemps qui se découvre de plusieurs fils. A partager une terrasse de bistrot, tu prends quoi ? à regarder les gens passer sans leur trouver cet air sinistre qui les habille d'hiver, et encore. C'est une jolie saison l'hiver, le froid n'y peut rien s'il fait du froid, le... [Lire la suite]
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