Vous êtes peu à me visiter, mais c'est juillet et les vacances, donc je comprends.

Par la fenêtre de la cuisine ouverte, je suis rattrapé par les Quatre saisons, L'énigmatique naissance, L'enfance magique dont mes rêves s'abreuvent. L'adolescence et ses non-dits mortifères. L'âge adulte où tout est possible, surtout passer à côté des possibles, d'ouvrir les mauvaises portes. La vieillesse qui est un renoncement, un naufrage selon Chateaubriand, poète associé à un tournedos délicieux quand il est réussi. La vieillesse est un tournedos correctement cuit.

Une photo de D. pour égayer.

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D. droits réservés.

Par hasard, ma baguenaude sur internet m'a conduit vers un site consacré à la décapitation. En fait, je recherchais des infos sur la prison de la Petite Roquette, dans mon quartier, mais que je ne situe pas. J'ai regardé un peu, les photos, les témoignages pour me rendre compte rapidement que je n'avais pas affaire à un site historique ou sociologique ou militant contre. Mais à un simple site fétichiste. Il y a des gens, des voisins, des clients de supermarché, des voyageurs du métro, qui AIMENT, qui sont NOSTALGIQUES (non seulement du temps des colonies, mais) de cet acte par lequel la Nation (toi, moi) tranchait dans le vif, dans la vie, d'un coup de lame dégueulasse mettait fin à l'histoire, à toute histoire, que le "coupable" (en deux) soit un monstre sadique, un malheureux, un innocent. Quand on dit aujourd'hui de quelqu'un qu'il est "innocent", ça veut dire qu'il est un peu bête, un peu déformaté. Fernandel a magnifiquement joué certains innocents avec Pagnol.
Nostalgiques français de La Veuve, je suis triste de votre décrépitude mentale et de votre perversité de pauvres malades. Ouvrez la porte d'un HP, ça vous ferait du bien ou encore découpez-vous le cou au moyen d'un couteau de cuisine. Onanisme final, comme pour d'autres, critiquables mais solidaires de la vie, il y a une lutte finale.

Il pleut. C'est dimanche. J'espère simplement qu'il fait beau à Saujeon (ou Saugeon ?).

Une petite chanson pour N., que je n'ai trouvée que sous cette forme :

 

Et pour finir, un petit extrait sans musique de L'argent de poche qui montre, à bon entendeur, à quel point François Truffaut est un cinéaste plus sympathique que Lars Von Trier.

Bon dimanche et bonnes vacances.