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Il y a un an, j'avais écrit un billet qui commençait comme ça : "Cette année, les divisions syndicales qui me semblent de plus en plus une question de concurrence entre boutiques rivales (ras-le-bol, camarades, vous n'êtes pas à la hauteur des enjeux !), grisaille sociale et politique à l'unisson de la météo, m'ont poussé, à grands coups de pied là, vers une salle de cinéma". Je reprendrais volontiers cette accroche, sauf que le temps vraiment pourri et l'absence de projet m'ont laissé incarcéré chez moi. Où on est venu me faire chier pour une histoire d'eau. Il paraît que ma chambre fuit vers la salle de bains des voisins du dessous... Serais-je devenu, il y a peu, incontinent ?

Toujours est-il que j'ai eu la chance d'entendre une vieille dame parler des Premier mai des années trente. Des journées de lutte, des journées de soleil volées aux Deux-cents familles, institutionnalisées en 1941 par le maréchal pétain en "Fête du travail", tu parles. Le pét-pèt avait encore sa tête en 41. Il savait acheter la paix sociale. Dommage, quand la vraie paix est arrivée, qu'on ne lui ait pas coupée la sienne, lui qui a béni le dernier étêtement d'une avorteuse. Sans parler des sections spéciales qui appliquaient, en dérogation totale aux principes généraux du droit, la loi nouvelle aux moments des faits. Pour tuer du communiste et du résistant.

Bon, je m'en fous et je pense aujourd'hui au Joli mai, ne serait-ce qu'en raison des clochettes de muguet reçues ce matin du jardin de ma si chère amie. J'aurais aimé vous offrir la chanson du film de Chris Marker, par Yves Montand. Ce film tant aimé lors de sa re-sortie il y a un an. Je n'ai trouvé que la BO que voici.

Le muguet étant, non seulement une maladie dégueulasse de la bouche, mais aussi et surtout une fleur qui sent très bon et qui a l'heureuse idée de fleurir en cette période de renouveau, j'en offre un bouquet à toutes les femmes que j'aime et n'ai pas rencontrées ce jour spécial.