facteurJe m'interrogeais sur les raisons de cette votation citoyenne et, éventuellement sur les moyens d'y participer.

Moi, je ne vais plus à la poste de mon quartier, car j'en ai marre de m'engueuler. J'ai vu les guichets disparaître, j'ai vu la boutique grandir, avec ses gadgets et ses DVD à la con, j'ai vu La  banque postale prendre le pas sur la maison des facteurs. Je vais vous dire un secret : mon père était postier et il a longtemps été facteur. Gamin, je faisais la circulation dans la rue, sa casquette vissée sur la tête. Alors je veux pas qu'on ferme mon bureau de poste et je veux qu'il redevienne bureau de poste, service public au service du public. Et qu'on lui redonne les moyens nécessaires, surtout qu'on CESSE de lui retirer les moyens de faire son boulot normalement, pour ensuite clamer qu'il faut le réformer, le transformer en un objet concurrentiel qui me fait horreur..

C'est pour ça que j'irai voter contre la privatisation. En mémoire de mon père qui était fier de son métier et avec François le facteur de Jour de Fête, premier film en couleurs tourné en France (en 1947).

Voici un argumentaire court piqué à la Fondation Copernic (http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article265) qui comporte au bas un lien vers un site à visiter absolument si vous souhaitez, comme moi, voter. On y trouve la réponse à pas mal des questions qu'on se pose à propos du scrutin.

VotationLA POSTE NE DOIT PAS ETRE PRIVATISEE

Contre le nouveau coup de force du gouvernement

Votation citoyenne le 3 octobre dans toutes les communes de France.

La Poste doit rester publique. Or, le gouvernement et la direction de La Poste lancent une opération qui vise à la privatiser. Ils jurent leurs grands dieux qu’ils n’en ont pas l’intention. Mais, selon une tactique en trompe l’œil, et alors même que la crise a montré les défauts de la financiarisation de l’économie, le gouvernement et la direction de La Poste prétendent que la transformation de La Poste en société anonyme n’a et n’aura aucune incidence et qu’elle demeurera entièrement publique. Tous les précédents montrent le contraire : France Télécom, EDF, GDF ... Si vraiment le passage au statut de société anonyme ne devait pas modifier le caractère de propriété publique, pourquoi en changer et, qui plus est, lui donner celui de société anonyme qui ressortit du droit privé ? Pourquoi, sinon pour l’ouvrir puis la transférer au privé, en dépit des expériences désastreuses dans nombre de pays européens.

L’affaire a été préparée de longue date. Depuis quelques années, la dégradation lente du service, la suppression de bureaux de poste, la suppression d’emplois ou leur précarisation, indiquent quelles politiques gouvernement et direction de La Poste souhaitent poursuivre et renforcer. Ce n’est pas acceptable. Or, la qualité de l’aménagement du territoire, l’accès facile pour tous aux services de La Poste et de la Banque Postale, ne seraient nullement assurés par des intérêts privés. Bien entendu, toute activité, y compris de service public, doit s’adapter pour une meilleure qualité et pour faire le meilleur usage de progrès techniques non contraires à la justice sociale et à la préservation de l’environnement. Tout défaut de fonctionnement doit pouvoir être corrigé à l’aune des objectifs de service public. C’est pour cela qu’un bien public doit être soumis à la délibération et au contrôle démocratiques.

Le Comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal organise une vaste consultation nationale dont le point d’orgue sera le 3 octobre 2009.

http://www.appelpourlaposte.fr : pour tout savoir.